De l'Expérimentation à la Production : Comment BNP Paribas, Société Générale et UBS Tokenisent les Marchés
Après cinq ans d'expérimentations en laboratoire, les grandes banques européennes ont franchi le seuil de la production en 2025-2026. BNP Paribas, Société Générale via SG-Forge, et UBS ont émis collectivement plus de 4 milliards d'euros d'instruments financiers tokenisés. Ce rapport documente ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, et ce que l'industrie ne dit pas publiquement.
Le Virage Institutionnel de 2025 : Pourquoi Maintenant
Pendant cinq ans, la tokenisation institutionnelle a été le sujet préféré des proof-of-concept bancaires. Chaque grande banque avait son laboratoire innovation, ses expérimentations avec la Banque de France ou la BCE, ses communiqués de presse enthousiastes — et une production commerciale quasi nulle. Puis quelque chose a changé en 2024-2025.
Trois facteurs convergents expliquent le basculement vers la production :
La clarté réglementaire. L’entrée en vigueur complète de MiCA fin 2024 et la maturité du régime pilote DLT européen ont donné aux juristes bancaires les fondations nécessaires pour valider des programmes à grande échelle. L’incertitude réglementaire — principale raison invoquée pour différer — a substantiellement diminué. Les directions juridiques, qui bloquaient systématiquement les projets tokenisation depuis 2020, ont enfin eu les textes nécessaires pour rédiger des opinions juridiques positives.
La pression des coûts. Les études de BCG et McKinsey publiées en 2024-2025 ont chiffré les économies potentielles avec suffisamment de précision pour convaincre les comités de direction : 40 à 65% de réduction des coûts d’émission obligataire, 30-40% sur les coûts opérationnels post-trade. Pour des banques sous pression sur leurs ratios coûts/revenus — les banques européennes affichent en moyenne un ratio CIR (coûts sur revenus) de 65-70%, contre 55-60% pour leurs concurrentes américaines — ces chiffres sont devenus convaincants au niveau des conseils d’administration.
La compétition de BlackRock. Le lancement du BUIDL Fund de BlackRock (1,7 milliard de dollars d’AUM fin 2025, premier fonds money market tokenisé sur Ethereum à cette échelle) a changé la dynamique compétitive. Les grandes banques européennes ne pouvaient plus se permettre d’être perçues comme en retard sur les asset managers américains. Le message interne est devenu : si BlackRock peut le faire sur blockchain publique avec 1,7 milliard de dollars, nous devons agir.
SG-Forge : Le Pionnier Européen
SG-Forge est la filiale digitale de Société Générale dédiée aux actifs numériques. Créée en 2019 à Paris, elle a réalisé la première mondiale en émettant une obligation sécurisée (covered bond) tokenisée sur la blockchain publique Ethereum en avril 2019 — un acte symbolique autant que commercial, avec une émission de 100 millions d’euros. L’acheteur unique était SG elle-même, dans une transaction de bilan interne, mais la validation technologique et juridique était réelle.
Depuis, SG-Forge a développé un portefeuille de produits diversifié qui la positionne comme la référence européenne de la tokenisation institutionnelle :
OBL Tokenisées (Obligations) : plusieurs émissions obligataires sur Ethereum, dont une en euros et une en dollar, avec règlement en monnaie banque centrale via les expérimentations de la Banque de France. La Banque de France a joué un rôle pivot en émettant de la monnaie centrale numérique de gros (MDBC-gros) pour régler les transactions tokenisées de SG-Forge, éliminant le risque de contrepartie lié aux stablecoins commerciaux. Le volume total d’obligations tokenisées dépasse 1 milliard d’euros à fin 2025, avec des maturités allant de 3 mois à 5 ans.
EUR CoinVertible (EURCV) : stablecoin euro émis sur Ethereum, réservé aux clients institutionnels de Société Générale. Premier stablecoin euro conforme MiCA au monde, agrément obtenu en juillet 2023. L’EURCV est utilisé comme instrument de règlement pour les transactions tokenisées SG-Forge — une innovation importante car elle permet le règlement DVP (Delivery versus Payment) en stablecoin conforme, sans recourir à des stablecoins non réglementés. Les encours d’EURCV ont dépassé 200 millions d’euros en 2025, utilisés principalement par les prime brokerage et les desks de trading institutionnel.
Structured Products : notes structurées tokenisées pour la distribution aux clients fortunés (UHNWI) et institutionnels, avec des caractéristiques personnalisables — barrières, sous-jacents, échéances — encodées directement dans le smart contract. La personnalisation automatisée à grande échelle est l’un des avantages différenciateurs les plus clairs de la tokenisation pour les produits structurés.
Green Bonds Tokenisés : SG-Forge a émis des obligations vertes tokenisées en partenariat avec l’Agence France Trésor (AFT), permettant de tracer l’utilisation des fonds directement on-chain. Le reporting ESG automatique via smart contract est une application que les investisseurs institutionnels — soumis aux obligations de reporting SFDR — valorisent particulièrement.
L’architecture technique de SG-Forge repose sur Ethereum mainnet pour les émissions publiques (choix de la blockchain la plus décentralisée et auditée), avec Fireblocks pour la conservation institutionnelle des clés privées et Tokeny pour la gestion de la conformité réglementaire (gestion des white-lists d’investisseurs, restrictions de transfert KYC/AML). SG-Forge a obtenu le premier agrément PSAN accordé à une entité bancaire en France, en janvier 2020.
BNP Paribas Securities Services : L’Approche Infrastructure
BNP Paribas a choisi une approche stratégiquement différente de SG-Forge : plutôt que de créer une filiale dédiée (la “crypto-bank” séparée), le groupe a intégré la tokenisation dans BNP Paribas Securities Services (BPSS), sa branche de services aux investisseurs institutionnels — l’un des cinq plus grands dépositaires mondiaux avec 14 000 milliards de dollars d’actifs sous conservation.
Cette décision reflète une lecture stratégique différente : BNP parie que la tokenisation va transformer le business des dépositaires et custodians, pas créer un marché parallèle. En intégrant la tokenisation dans BPSS plutôt qu’en créant une entité séparée, BNP ambitionne de conserver ses clients institutionnels existants plutôt que d’en attirer de nouveaux sur de nouvelles plateformes.
Programme de tokenisation d’obligations corporate : lancé en 2024, ce programme permet aux grands émetteurs corporates clients de BPSS d’émettre des obligations tokenisées sur infrastructure DLT, avec conservation assurée par BPSS et règlement en monnaie centrale (via les expérimentations BCE/Banque de France). Les premiers émetteurs ont été des groupes du CAC 40 qui souhaitaient accélérer leur règlement post-émission et réduire les coûts de tenue de registre.
Partenariat Caceis : BPSS a développé ses capacités de conservation d’actifs numériques en partenariat avec Caceis — la filiale de conservation commune de BNP Paribas et Crédit Agricole, qui gère 4 000 milliards d’euros d’actifs. Ce partenariat permet de proposer une offre “full service” : émission, conservation, administration, et reporting pour les actifs tokenisés.
Participation aux expérimentations BCE : BPSS a été l’un des participants actifs aux expérimentations de règlement DLT de la Banque Centrale Européenne en 2022-2024 (projets Jura, Hera, Marina). Ces expérimentations ont permis à l’équipe BPSS de valider les processus opérationnels de règlement en monnaie centrale pour les transactions DLT — une étape essentielle avant tout déploiement commercial à grande échelle.
Fonds Tokenisés : depuis début 2026, BPSS travaille avec plusieurs gestionnaires d’actifs (dont Amundi et BNPP AM) sur la tokenisation de parts de fonds — UCITS et FIA. L’objectif est de réduire les délais de règlement des souscriptions/rachats (de J+3 standard à J+0 ou J+1) et d’automatiser les distributions de dividendes.
UBS et le Programme SDX
UBS a pris une position agressive sur la tokenisation en 2023-2024, mais avec une philosophie architecturale opposée à SG-Forge : la banque suisse préfère les infrastructures de marché permissionnées aux blockchains publiques.
Le premier bond coté tokenisé : UBS a émis le premier bond tokenisé coté sur une bourse réglementée (SIX Digital Exchange — SDX) — une obligation de 375 millions de francs suisses en août 2022. Cette émission, techniquement sur un DLT permissionné géré par SIX, a été cotée simultanément sur SDX et sur la bourse traditionnelle SIX Swiss Exchange, démontrant qu’un actif peut exister en parallèle dans les deux mondes.
Extension en USD et EUR : en 2024, UBS a étendu son programme avec des émissions en USD (300 millions) et EUR (250 millions), élargissant la base d’investisseurs internationaux. Ces émissions ont utilisé SDX pour le règlement DLT, mais avec un miroir sur les systèmes Euroclear/Clearstream pour les investisseurs institutionnels traditionnels qui n’ont pas encore d’accès DLT direct.
UBS Tokenized Money Market Fund : fin 2025, UBS a lancé un fonds monétaire tokenisé en Suisse, accessible aux clients institutionnels comme collatéral on-chain. Ce produit rivalise directement avec le BUIDL Fund de BlackRock sur le segment des liquidités institutionnelles tokenisées.
L’approche SDX reflète la préférence d’UBS pour une gouvernance maîtrisée : SDX est une infrastructure régulée par la FINMA, accessible uniquement aux participants approuvés par SIX Group. Ce choix sacrifie l’interopérabilité avec l’écosystème DeFi public mais garantit un niveau de contrôle et de conformité réglementaire que les grandes institutions apprécient. Les compromis entre blockchains publiques (SG-Forge) et permissionnées (UBS) reflètent des philosophies différentes sur l’évolution à long terme du marché.
HSBC et l’Approche Matières Premières
HSBC a développé une approche distinctive en se concentrant sur la tokenisation de l’or physique — un actif pour lequel la banque est l’un des principaux dépositaires mondiaux.
HSBC Gold Token : lancé à Hong Kong en 2024, ce produit permet aux investisseurs de détenir de l’or physique sous forme de tokens numériques, avec une détention à partir de 0,001 once troy. L’or sous-jacent est physiquement détenu dans les coffres HSBC à Londres. Le Gold Token utilise une blockchain privée HSBC pour enregistrer la propriété, avec un modèle de rachat physique disponible pour les détenteurs institutionnels.
Ce produit illustre un cas d’usage particulièrement convaincant pour la tokenisation : transformer un actif de réserve de valeur universellement reconnu, mais traditionnellement difficile à fractionner et à transférer, en un instrument digital accessible.
HSBC Orion : plateforme de tokenisation d’actifs institutionnels lancée en 2024, permettant aux grandes entreprises de tokeniser des actifs illiquides (créances commerciales, actifs fixes) pour les utiliser comme collatéral dans des transactions de financement.
Crédit Agricole et Natixis : Les Challengers Français
Si SG-Forge et BNP dominent la tokenisation française, Crédit Agricole et Natixis ne restent pas inactifs.
Crédit Agricole CIB a participé aux expérimentations DLT de la Banque de France et développe des solutions de tokenisation pour sa clientèle corporate. Le groupe a annoncé un partenariat stratégique avec Tokeny pour développer ses capacités de gestion de security tokens conformes ERC-3643.
Natixis Investment Managers explore la tokenisation de fonds alternatifs — private equity et dette privée — dans le cadre du régime pilote DLT européen. La tokenisation de fonds alternatifs est l’un des cas d’usage les plus prometteurs pour réduire les délais de règlement (historiquement T+30 à T+60 pour les souscriptions de PE) et améliorer la liquidité secondaire.
Société Générale Asset Management (SGAM) a lancé un fonds money market tokenisé sur Ethereum en partenariat avec SG-Forge, permettant aux clients institutionnels d’utiliser des parts de fonds monétaires comme collatéral on-chain 24h/24 — un avantage opérationnel significatif pour les traders crypto institutionnels.
Ce Que les Banques Ne Disent Pas
Les communiqués de presse bancaires sur la tokenisation sont unanimement optimistes. La réalité opérationnelle est plus nuancée, et les professionnels qui lisent ces annonces méritent une analyse sans concession.
Les coûts de conformité sont structurellement élevés. Pour chaque nouvelle émission tokenisée, les équipes juridiques doivent naviguer entre MiCA, MiFID II, le régime pilote DLT, et les réglementations nationales. Un audit de smart contract complet par un cabinet spécialisé (Certik, Trail of Bits, OpenZeppelin) coûte entre 150 000 et 500 000 euros. La maintenance ongoing de l’infrastructure — nœuds blockchain, monitoring on-chain, mises à jour de sécurité — représente des coûts récurrents de plusieurs millions d’euros annuels pour une institution de taille significative. Ces coûts ne sont généralement pas inclus dans les calculs de ROI présentés en interne.
L’interopérabilité reste un problème non résolu. Les obligations tokenisées de SG-Forge sur Ethereum ne peuvent pas facilement être transférées vers SDX d’UBS ou vers la plateforme DLT de BNP Paribas Securities Services. Chaque infrastructure utilise des standards différents, des blockchains différentes, des protocolos de gestion des identités différents. Un investisseur institutionnel qui achète une obligation tokenisée SG-Forge ne peut pas l’apporter en collatéral sur une plateforme Orion d’HSBC sans processus manuel fastidieux. Cette fragmentation réduit les avantages économiques théoriques de manière substantielle.
Les volumes institutionnels réels restent modestes. Les 4 milliards d’euros évoqués représentent moins de 0,01% du marché obligataire européen (environ 40 000 milliards d’euros encours total). La tokenisation institutionnelle en est encore au stade de démonstration commerciale avancée, pas de transformation structurelle des marchés. À titre de comparaison, le marché des obligations vertes (green bonds) — lui-même encore considéré comme “émergent” — représente plus de 2 000 milliards d’euros d’encours mondiaux.
Les économies de coûts ne se matérialisent pas immédiatement. Les banques qui ont investi dans la tokenisation l’ont fait en acceptant que le retour sur investissement serait à horizon 5-7 ans. Les premières émissions coûtent plus cher qu’une émission obligataire traditionnelle — l’infrastructure est amortie sur les volumes futurs. Plusieurs institutions ont interrompu des programmes pilotes après avoir réalisé que les coûts dépassaient largement les économies sur les premiers volumes.
La liquidité secondaire n’est pas résolue. Les obligations tokenisées émises par SG-Forge ou BNP ne bénéficient pas d’un marché secondaire liquide. Les transactions secondaires se font de gré à gré (OTC), avec des spreads significatifs. La promesse fondamentale de la tokenisation — la liquidité — n’est pas tenue pour les instruments institutionnels en 2026.
Architecture Technique Comparative
Les choix architecturaux des différentes banques révèlent des philosophies profondes sur l’avenir des marchés financiers.
| Institution | Blockchain | Gouvernance | Particularité |
|---|---|---|---|
| SG-Forge | Ethereum (public) | Décentralisée | Première MDBC-gros Banque de France |
| BNP Paribas | Multiple (DLT pilote) | Permissionnée | Intégration dépositaire |
| UBS | SDX (permissionné SIX) | Centralisée | Seule bourse cotée réglementée |
| HSBC | Blockchain privée | Centralisée | Focus matières premières |
| Crédit Agricole | TBD (régime pilote) | En cours | Partenariat Tokeny ERC-3643 |
Le débat blockchain publique vs. permissionnée est fondamental. SG-Forge a choisi Ethereum public pour maximiser l’interopérabilité future et la transparence auditée — les smart contracts sont visibles et vérifiables par n’importe qui. UBS a choisi SDX permissionné pour maximiser le contrôle et la conformité réglementaire — seuls les participants approuvés peuvent accéder aux transactions. Les deux approches sont défendables, mais elles mèneront à des marchés différents : un marché public interopérable d’un côté, des silos institutionnels contrôlés de l’autre.
L’enjeu des standards techniques : ERC-3643 (T-REX Protocol de Tokeny) s’impose progressivement comme standard de facto pour les security tokens européens. Mais ERC-1400 (Polymath), ERC-1404, et plusieurs standards propriétaires coexistent. L’absence d’un standard unique ralentit l’émergence de marchés secondaires liquides en empêchant l’agrégation de la liquidité entre plateformes.
Implications pour les Gestionnaires d’Actifs
Pour les sociétés de gestion françaises et européennes, les développements bancaires créent des opportunités concrètes et immédiatement exploitables.
Accès au primaire tokenisé : les gestionnaires d’actifs peuvent désormais souscrire aux émissions obligataires tokenisées de SG-Forge ou BNP Paribas avec des processus de règlement plus rapides et des coûts de transaction inférieurs. Pour les gérants obligataires actifs qui participent à de nombreux primaires, les économies opérationnelles sont réelles dès 2026.
Lancement de fonds tokenisés : le régime pilote DLT européen permet d’expérimenter des fonds dont les parts sont tokenisées — permettant des souscriptions/rachats en J+0, des distributions automatisées, et une liquidité secondaire potentielle. Plusieurs UCITS tokenisés expérimentaux ont été lancés en 2025-2026 sous le régime pilote.
Optimisation de la gestion du collatéral : les actifs tokenisés peuvent être déplacés 24h/24, 7j/7, sans délais de règlement. Pour les desks de gestion du collatéral (triparty, repo), qui gèrent des milliards d’euros de titres en transit, la tokenisation permet des optimisations d’allocation impossible avec les systèmes traditionnels.
Accès aux marchés primaires d’actifs alternatifs : la tokenisation de private equity, de dette privée, ou d’infrastructure ouvre potentiellement ces classes d’actifs à des gestionnaires de taille plus modeste qui n’ont pas le minimum de ticket requis par les fonds traditionnels.
Perspectives 2027-2030
La trajectoire de la tokenisation institutionnelle sur les cinq prochaines années sera déterminée par trois variables clés.
La MDBC-gros Eurosystème. Si la BCE déploie une monnaie de banque centrale numérique de gros pour le règlement interbancaire, l’économie des marchés tokenisés est transformée. Le risque de contrepartie lié aux stablecoins commerciaux disparaît, et les volumes peuvent croître sans les limitations de liquidité actuelles. Le programme Eurosystème prévoit un déploiement progressif à partir de 2027.
L’activation du régime pilote DLT. Les premiers DLT Trading Systems (DTS) et DLT Settlement Systems (DSS) européens autorisés devraient être opérationnels en 2026-2027. Si Euronext obtient et utilise une autorisation DTS pour les obligations tokenisées, le marché secondaire institutionnel décollera rapidement — Euronext représente 25% des volumes obligataires européens.
La normalisation comptable et fiscale. Les actifs tokenisés posent des questions non résolues de traitement comptable (IFRS 9, IFRS 32) et fiscal (TVA sur les transferts de tokens, traitement des revenus on-chain). L’harmonisation progressive de ces traitements — en cours à l’IASB et dans plusieurs États membres — lèvera des freins importants à l’adoption par les directions financières.
Pour approfondir les aspects économiques, voir notre analyse de l’économie réelle de la tokenisation. Pour l’infrastructure de conservation, consulter notre guide Fireblocks et Copper. Pour le détail du programme SG-Forge, lire notre analyse dédiée.
Sources : BIS Quarterly Review, rapports annuels SG/BNP Paribas/UBS, Banque de France communiqués expérimentations DLT, ESMA, BCE rapport annuel 2025.
Cet article fait partie de l'intelligence institutionnelle de LA TOKENISATION. Abonnez-vous pour accéder à l'analyse complète.
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